Cinq anecdotes sur le piano
L'histoire du piano en cinq récits étonnants, à glisser entre deux morceaux.
Le piano est aussi fascinant par son histoire que par sa musique. Voici cinq anecdotes à connaître, et à raconter entre deux morceaux.
1. Un nom qui dit tout
Le piano naît au début du XVIIIe siècle sous les doigts de Bartolomeo Cristofori, qui cherchait à dépasser une limite du clavecin : impossible d'y jouer vraiment fort ou vraiment doux. Son invention, elle, le permettait. Il l'appela gravicembalo col piano e forte, « clavecin avec doux et fort ». Le nom s'est raccourci en « pianoforte », puis simplement « piano ».
2. Mozart, converti sur le tard
On l'oublie souvent : Mozart n'a pas grandi avec le piano. Ses premières œuvres pour clavier visaient le clavecin. C'est plus tard qu'il adopte le pianoforte, dont il exploite toutes les nuances, par exemple dans sa célèbre Sonate pour piano n° 11 en la majeur et sa fameuse Marche turque.
3. Chopin, le pianiste de l'intime
Frédéric Chopin détestait les grands concerts publics. Il préférait jouer dans des salons privés, parfois à la seule lumière des bougies. Ses élèves racontaient qu'il chantonnait doucement en jouant, pour faire « respirer » la mélodie, une idée que je transmets encore aujourd'hui à mes élèves.
4. Le piano englouti de Clara Schumann
En 1853, le piano de la grande virtuose Clara Schumann coula lors d'une traversée de l'Atlantique. De quoi en décourager plus d'un. Elle poursuivit pourtant sa carrière de concertiste et resta l'une des plus grandes pianistes de son siècle.
5. Un instrument qui muscle le cerveau
Jouer du piano est l'une des activités les plus complètes pour le cerveau : elle active en même temps les zones liées à la motricité, à la mémoire, à l'émotion, à la logique et à la créativité. Les deux mains font des choses différentes, les yeux lisent, l'oreille corrige, le tout en temps réel. C'est exigeant, et c'est précisément ce qui rend l'apprentissage si stimulant, à tout âge.
Voilà de quoi regarder votre clavier autrement. La suite de l'histoire, c'est vous qui l'écrivez.
Et si vous vous mettiez au piano ?
Le premier cours est offert, sans engagement. On trouve le créneau et on s'y met.
olène